Comment mettre de la soul dans du reggae

Tout d’abord mettons les choses au clair, quand je parle de soul, je parle bien sur de soul music que l’on appelle aussi parfois R&B (et quand je dis R&B je parle de rythm and blues bien sur pas de l’immonde soupe vaguement pop qu’on nous sert sur les ondes), la musique afro-américaine pour employer le terme politiquement correct, (noir c’est un gros mot), dont les plus illustres représentants vont de Otis Redding à Marvin Gaye ou Robert Cray. Ceci étant posé revenons à nos moutons, pour mettre de la soul dans le reggae, tout d’abord il vous faut être

Comment remonter le temps : 3eme episode

Hé oui la machine à remonter le temps revient encore une fois. Souvenez-vous il y a quelques mois entre deux remarques fielleuses sur le dancehall que certain ignares appellent reggae, c’est plus fort que moi le dancehall/ragga ou on balances des insanités sur des rythmes électroniques entendu 1000 fois je ne supporte pas, je vous faisait l’historique d’un tube des années 80 et j’évoquais Boy George et Everything I Own.  Ça se passait là pour les curieux. Chose promise chose due : voici pour votre plus grand plaisir et votre culture personnelle l’histoire complète d’un tube reggae aux incarnations multiples. Souvenez-vous

Comment faire un tube avec des enfants et des substances illicites

Alors c’est très simple pour faire un tube il vous faut un ou des artistes : pour ce premier ingrédient prenez des enfants,  entre 10 et 16 ans les enfants c’est comme les chatons c’est mignon tout plein et pour peu qu’ils aient un filet de voix décent vous avez déjà assuré 50%  du travail.  En en terme de merchandising c’est le jackpot assuré, vous allez forcément toucher un jeune public et ça rassurera les parents si leur progéniture leur demande d’acheter le dernier opus d’un groupe composé aussi d’enfants plutôt que la dernière production d’une créature lascive siliconée de

Comment remonter le temps : 2e épisode

Et oui c’est le retour de la machine à remonter le temps et, comme celle que je vous décrivais là, celle d’aujourd’hui fonctionne aussi au reggae. Commençons par le début, c’est à dire la fin, celle du siècle dernier (15 ans déjà) ou plutôt à l’aube du nouveau millénaire, (en 2000 quoi), une des pointures du dancehall à la française sortait ce qui allait devenir le plus gros succès de sa carrière, un album intitulé « Un signe du temps« , habile mélange entre le dancehall qui avait fait sa gloire et du reggae « roots » en mode crooner : « roots » comme on

Quand Willie Colon se met au dancehall (épisode 2)

Souvenez-vous il y a quelques mois je vous parlais de l’incursion de Willie Colon et Ruben Blades dans le monde du dancehall (si si vous connaissez le dancehall : le machin vaguement issu du reggae avec des filles en bikini qui ondulent lascivement autour d’un chanteur à grosse voix) : et bien ils ont remis ça ! Bien entendu quand je dis ‘ils’ je ne parle pas de Willie Colon ni  de Ruben Blades mais plutôt des producteurs qui étaient derrière la première opération : ils ont à nouveau repris les arrangements de cuivres de Willie Colon et cette fois

Quand Willy Colon et Ruben Blades se mettent au dancehall

Évidemment c’est encore une fois une petite plaisanterie de mon cru :  ces deux légendes vivantes de la musique latine n’ont pas jeté aux orties les 30 a 40 dernières années pour se tourner vers des musiques venues de Jamaïque, c’est plutôt la Jamaïque qui s’est mise à la salsa si on peut dire. Mais pour comprendre ou je veux en venir il faut commencer par le début. Nous sommes donc en 1978 et en cette année bénie des dieux sort ce qui sera le point culminant de la collaboration entre Willy Colon et Ruben Blades : l’album intitulé Siembra

Le reggae qui venait du zouk

Comme souvent ici on va parler musique et en particulier reprises, réinterprétations. Je sais que certains pensent qu’en matière de musique il n’y a pas de pire péché que de reprendre une chanson, que c’est le degré zéro de la création artistique, que c’est un moyen facile de s’en mettre plein les poches en profitant du travail des autres et j’en passe .  C’est un point de vue comme un autre, pour ma part quand j’entends  ça ou encore  çeci je ne peux pas m’empêcher de ne pas être complètement d’accord et quand j’entends certaines « chansons originales » je préfère encore

La salsa qui venait du vaudou

C’est l’histoire d’une chanson que , comme celle là, je connais depuis l’époque où j’usais mes fonds de culottes courtes sur les bancs de l’école et que j’ai ré-entendue en version salsa : une version salsa qui a la particularité d’être chantée en créole ce qui ne laisse pas de place au doute : Guede Zaina c’est la version salsa d’une chanson créole. Évidemment une fois le pot aux roses découvert ma curiosité naturelle m’a poussé à chercher un peu sur la toile d’où venait cette salsa et là première surprise : la version « latino » ne date pas d’hier puisque

La salsa qui venait de Martinique ou comment mettre de la biguine dans la salsa

Je vois déjà les sceptiques tiquer sur l’air de « n’importe quoi la salsa ça ne vient pas de Martinique tout le monde le sait etc.. », « en Martinique c’est zouk et ti-punch » eh bien détrompez vous en Martinique on sait aussi faire des chansons qui passent à la postérité.En plus là je ne parle pas de la salsa en général mais d’une chanson bien particulière qui est passé de biguine à salsa en une petite centaine d’années, mais pour comprendre où je veux en venir il faut commencer par le début et retourner en Martinique en 1900.La principale activité à cette

Quand Francis Cabrel reprend Shakira

Évidemment je plaisante : l’ex-moustachu le plus célèbre de France et de Navarre n’en est pas encore rendu à roucouler « Waka Waka » ou à onduler sur un merengue torride façon « Loca » : c’est plutôt l’inverse, c’est Shakira qui se prend pour Cabrel (sans la moustache heureusement car  Shakira avec une moustache je ne suis pas sûr que cela soit du meilleur goût). Si vous êtes fan de la diva sud-américaine vous connaissez forcément sa version de « Je l’aime à mourir » ou « La quiero a morir » comme on dit dans la langue de Cervantes et de Maradona, ou  alors vous êtes