Comment mettre de la soul dans du reggae

Tout d’abord mettons les choses au clair, quand je parle de soul, je parle bien sur de soul music que l’on appelle aussi parfois R&B (et quand je dis R&B je parle de rythm and blues bien sur pas de l’immonde soupe vaguement pop qu’on nous sert sur les ondes), la musique afro-américaine pour employer le terme politiquement correct, (noir c’est un gros mot), dont les plus illustres représentants vont de Otis Redding à Marvin Gaye ou Robert Cray. Ceci étant posé revenons à nos moutons, pour mettre de la soul dans le reggae, tout d’abord il vous faut être

O voi sé o voi Malavoi é

J’en vois parmi vous qui se disent mais qu’est ce que c’est que ce titre cryptique ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Pas de panique je vais tout vous expliquer. « O voi sé o voi Malavoi é » c’est le début d’une chanson créole* qui s’appelle Malavoi et qui est chanté (entre autres)par le groupe martiniquais Malavoi, et si j’ai choisi ce titre pour l’article du jour c’est tout simplement parce que je vais vous parler du dernier album du dit groupe. « Masibol » est donc le dernier album en date du groupe Malavoi, paru en décembre 2020 à l’époque ou

10 albums pour la fin du monde (ou la pandémie)

Il y a quelque temps j’ai répondu a un défi sur le réseau social des vieux, si si vous savez , le « F » des affreux GAFAM qui collectent nos informations personnelles et s’en servent pour bâtir des fortunes absolument indécentes, donc disais-je sur ce réseau, on m’avait demandé comme ça à brûle-pourpoint d’établir une liste de mes dix albums préférés et comme je suis très gentil je me suis exécuté et aujourd’hui je recycle ce top ten sur ce blog parce que le recyclage c’est bon pour la planète et dans le défi en question il fallait seulement lister ses

Comment remonter le temps : 3eme episode

Hé oui la machine à remonter le temps revient encore une fois. Souvenez-vous il y a quelques mois entre deux remarques fielleuses sur le dancehall que certain ignares appellent reggae, c’est plus fort que moi le dancehall/ragga ou on balances des insanités sur des rythmes électroniques entendu 1000 fois je ne supporte pas, je vous faisait l’historique d’un tube des années 80 et j’évoquais Boy George et Everything I Own.  Ça se passait là pour les curieux. Chose promise chose due : voici pour votre plus grand plaisir et votre culture personnelle l’histoire complète d’un tube reggae aux incarnations multiples. Souvenez-vous

Comment faire un tube avec des enfants et des substances illicites

Alors c’est très simple pour faire un tube il vous faut un ou des artistes : pour ce premier ingrédient prenez des enfants,  entre 10 et 16 ans les enfants c’est comme les chatons c’est mignon tout plein et pour peu qu’ils aient un filet de voix décent vous avez déjà assuré 50%  du travail.  En en terme de merchandising c’est le jackpot assuré, vous allez forcément toucher un jeune public et ça rassurera les parents si leur progéniture leur demande d’acheter le dernier opus d’un groupe composé aussi d’enfants plutôt que la dernière production d’une créature lascive siliconée de

Comment remonter le temps : 2e épisode

Et oui c’est le retour de la machine à remonter le temps et, comme celle que je vous décrivais là, celle d’aujourd’hui fonctionne aussi au reggae. Commençons par le début, c’est à dire la fin, celle du siècle dernier (15 ans déjà) ou plutôt à l’aube du nouveau millénaire, (en 2000 quoi), une des pointures du dancehall à la française sortait ce qui allait devenir le plus gros succès de sa carrière, un album intitulé « Un signe du temps« , habile mélange entre le dancehall qui avait fait sa gloire et du reggae « roots » en mode crooner : « roots » comme on

Comment je suis re-devenu producteur.

Oui il faut que je l’avoue, en plus d’être ce blogueur dont la prose illumine votre vie, dont chaque billet est attendu par mes innombrables fans avec la même impatience mêlée d’adoration dont font preuve les aficionados d’une marque de téléphone intelligent dont le logo est un fruit à l’annonce d’un nouveau modèle de leur engin préféré, et, à défaut d’être un musicien accompli dont les œuvres apportent joie, bonheur et félicité dans le cœur des Hommes, je suis un aussi un producteur, quelqu’un qui permet à des artistes de s’exprimer et de présenter au monde le fruit de leur

Quand Willie Colon se met au dancehall (épisode 2)

Souvenez-vous il y a quelques mois je vous parlais de l’incursion de Willie Colon et Ruben Blades dans le monde du dancehall (si si vous connaissez le dancehall : le machin vaguement issu du reggae avec des filles en bikini qui ondulent lascivement autour d’un chanteur à grosse voix) : et bien ils ont remis ça ! Bien entendu quand je dis ‘ils’ je ne parle pas de Willie Colon ni  de Ruben Blades mais plutôt des producteurs qui étaient derrière la première opération : ils ont à nouveau repris les arrangements de cuivres de Willie Colon et cette fois

Comment mettre du rock dans le konpa*

Tout d’abord une mise au point : quand je parle de la musique haïtienne qui faisait danser la caraibe dans les années 70 (et encore maintenant) je l’écris en créole et c’est mon choix donc c’est konpa et pas compas !Cela étant dit revenons à nos moutons : les événements que je vais vous conter maintenant se sont déroulés il y a très longtemps dans une très lointaine galaxie à une époque pas si lointaine ou votre serviteur était encore jeune avec le teint frais , et une chevelure dont les boucles abondantes évoquaient plus le corbeau que le renard

en 2014 votez Mizikopeyi !

Et oui : encore Mizikopeyi ! Il faut vous y faire : je n’arrêterai pas d’en parler tant qu’ils n’auront pas raflé des dizaines de Victoires de la Musique, des Grammy awards et vendu des disques par millions.La version définitive du troisième album dont je vous ait déjà parlé là et dont les instigateurs ont eux mêmes parlé ici est arrivée.Deux titres inédits sont,selon la formule habituelle, disponibles sur toutes les plate-formes de téléchargement légal : le premier, Bèlè Big-Band,  rend hommage à deux grands artistes martiniquais Ti Emile  et Eugène Mona avec une version actualisée d’un standard du bèlè*